Kessel

Copie de Plein d'agents pour 2025, des cryptos et surtout la santé

Les premiers médicaments synthétisés par IA s’approchent des essais cliniques • OpenAI présente Operator • La politique pro-crypto de Trump se met en place • Les actionnaires d’Ati Motors misent sur les robots mobiles autonomes • Les techs qui vont émerger dans les start-up américaines de défense • Bienvenue dans Qant, vendredi 24 janvier 2025.

« Le progrès est devant nous, à condition de dépasser sa propagande » Paul Virilio

OpenAI dévoile l’agent IA Operator

OpenAI lance un aperçu d’Operator, un agent capable d’exécuter des tâches sur le web de manière autonome.

  • OpenAI a présenté hier son premier agent d’IA, Operator, capable d’exécuter des tâches autonomes sur le web, comme réserver des restaurants, faire des achats en ligne ou organiser des voyages.

Sam Altman et son équipe présentent Operator

  • Il sera initialement disponible pour les abonnés Pro de ChatGPT aux États-Unis, l’abonnement est fixé à 200 dollars par mois. Un déploiement est prévu pour les formules Plus, Team et Enterprise, avec une extension internationale prévue ultérieurement.

  • Alimenté par un modèle CUA (Computer-Using Agent), fondé sur GPT-4o, combinant vision et raisonnement avancés, Operator interagit directement avec les interfaces web, sans nécessiter d’API spécifique.

  • Des mesures de sécurité sont intégrées : Operator demande des confirmations pour des actions sensibles et exige une supervision pour des tâches comme les paiements en ligne, afin de réduire les risques d’erreurs ou de mauvaises interprétations.

  • OpenAI assite ses premiers clients, comme Uber, DoorDash et Instacart, pour garantirune utilisation conforme aux conditions de ces services.

  • À SURVEILLER : La fin de la course à la puissance ? Les modèles Chain-of-Thought, comme o1 et o3, et maintenant les agents, raffinent les applications des modèles de fondation d’OpenAI. Mais la thèse de Gary Marucs et d’Ilya Sutskever semble se confirmer. Un plafond de verre dans la puissance des modèles semble avoir été atteint.

Operator, l’agent multitâche • Qant, M. de R. avec Midjourney

Crypto : Donald Trump place ses premiers pions

Le nouveau président américain a signé hier soir un décret présidentiel qui veut faire des États-Unis un leader des actifs numériques.

  • Le dernier décret présidentiel de Donald Trump ouvre la voie à l’intégration des cryptos dans l’économie américaine. Il lance les préparatifs d’un “cadre réglementaire clair”pour les cryptomonnaies

  • Un groupe de travail mené par lr “tasr IA et crypto” David Sacks – lui-même investisseur dans les cryptos – préparera la création d’une réserve nationale d’actifs numériques, alimentée au moins au début par les cryptos saisies par le gouvernement.

  • Le texte interdit explicitement la création d’une monnaie numérique de banque centrale.

  • Il garantit aux citoyens le droit de conserver leurs cryptos dans des portefeuilles personnels, hors de portée des plateformes centralisées.

  • Hester Peirce, surnommée "Crypto Mom", dirigera un nouveau groupe de la SEC consacré aux actifs numériques sous la future présidence du très cryptophile Paul Atkins, tandis que Scott Bessent, dont la société Cantor Fitzgerald est dépositaire des actifs de Tether, prend la tête du Trésor.

  • À SURVEILLER : Patience. Le décret reste en-deçà des espoirs des cryptobros, qui avaient par exemple fait circuler des rumeurs sur une interdiction du debanking. Mais il confirme l’orientation de campagne et l’équipe chargée de la mettre en œuvre est bien en place.

De la synthèse à la clinique

Les essais cliniques pour les premiers médicaments créés avec Alphafold débuteront dans l’année, pendant que Science accueillent la recherche d’Evolutionary Scale sur la génération de protéines par l’IA.

  • Isomorphic Labs, filiale de DeepMind (Alphabet), prévoit des essais cliniques dès la fin 2025 pour les premiers médicaments conçus par IA, selon Bloomberg.

  • Les avancées de DeepMind avec AlphaFold confirment ainsi leur capacité à réduire le temps de découverte d’un médicament de plusieurs années à quelques mois.

  • Outre Alphafold, de nouveaux modèles permettent de générer des protéines comme une modalité d’un LLM.

  • Ainsi par exemple, de l’ESM3 d’EvolutionaryScale et de l’Arc Institut. Ce modèle, qui compte 98 milliards de paramètres, a été entraîné sur 2,78 milliards de séquences de protéines provenant de divers organismes et biomes.

  • Dans un article publié la semaine dernière sur Science, les chercheurs l’ont utilisé pour générer une nouvelle protéine fluorescente, nommée esmGFP, différente à 58 % de ce qui existe dans la nature.

  • L’article estime que cette génération d’IA correspond à 500 millions d’années d’évolution dans la nature.

  • À LIRE : Thomas Hayes et al., Simulating 500 million years of evolution with a language model, Science, jan. 25

  • À SURVEILLER : IA et évolution. La capacité des LLM à générer des protéines comme des textes ou des vidéos plonge dans un questionnement presque philosophique : l’IA pourra-t-elle accélérer les mécanismes de l’évolution, comme le sous-entend l’article de Science ?

La révolution des agents d’IA

En partenariat avec Qant et Salesforce, La Place organise une matinée de réflexion sur l’implantation de l’IA agentique en entreprise.

A partir d’un exemple concret, la conversation de la matinale portera sur les deux thématiques principales de la révolution agentique : 

  • Quelles sont les conséquences des choix stratégiques en termes d'agent d’IA, de respect de l’AI Act ?

  • Comment structurer une architecture où les agents font appel au LLM le mieux adapté pour la tâche qu’on leur a confiée ?

Participer à l’événement

Des drones à l’IA : les techs qui émergent dans la défense

Les applications de l’intelligence artificielle se multiplient dans la défense et l’industrie militaire, depuis les simulations jusqu’aux outils dédiés à la sécurité nationale. État des lieux des principales start-up américaines.

Le futur de la défense • Qant, M. de R. avec Midjourney

IA, drones et espaces semblent concentrer l’écosystème de l’innovation militaire outre-Atlantique. En novembre dernier, par exemple, Scale AI a présenté Defense Llama, un LLM développé en partenariat avec Meta. Conçu spécifiquement pour la défense américaine, cet outil intègre des données sectorielles afin de renforcer les capacités d’analyse stratégique, de détection de menaces et de communication sécurisée. Cette initiative vise à répondre aux besoins croissants de technologies d’IA dédiées à la sécurité nationale.

Databricks, LinkedIn, Sensor Tower

  • Premier chiffre d’affaires de l’IA mobile • Les applications d'IA sur smartphone ont généré plus de 1,1 milliard de dollars en dépenses des consommateurs en 2024, soit une augmentation de 200 % par rapport à l'année précédente, selon Sensor Tower, une société spécialisée dans l'analyse et l'intelligence des marchés d'applications mobiles. Avec 17 milliards de téléchargements et 7,7 milliards d'heures d'utilisation, des applications comme ChatGPT, Gemini et Doubao ont fortement contribué à cette croissance, et reflètent une demande continue pour les outils d'IA, qui pourraient bientôt figurer parmi les 10 catégories d'applications les plus lucratives. En savoir plus…

  • Des messages LinkedIn pour former l’IA ? • LinkedIn fait face à une plainte déposée en Californie, qui accuse la plateforme d'avoir utilisé des messages privés InMail de ses abonnés Premium pour former des modèles d'IA, en violation des engagements contractuels. Bien que LinkedIn ait reconnu l'utilisation de données personnelles à des fins de formation d'IA, y compris pour des tiers, la société nie ces accusations, affirmant que les revendications sont "sans fondement". En savoir plus…

  • Databricks empile les milliards • La plateforme d'analyse de données et d'IA Databricks a finalisé un financement total de 15,3 milliards de dollars, qui comprend 10 milliards en capital-risque de série J et 5,25 milliards en dette, ce qui porte sa valorisation à 62 milliards de dollars. Parmi les investisseurs figurent Meta, en tant qu'investisseur stratégique, ainsi que le singapourien Temasek et la Qatar Investment Authority. Les fonds serviront à développer de nouveaux produits d’IA, à renforcer les opérations internationales et à financer des acquisitions. L’introduction en bourse contemplée pour ce début d’année pourrait être reportée. En savoir plus…

Un ETF dogecoin testera la permissivité de la nouvelle SEC

Le gestionnaire d’indices cryptographiques Bitwise a enregistré un fonds négocié en bourse (ETF) pour le Dogecoin, une cryptomonnaie souvent considérée comme un memecoin.

  • Bitwise Asset Management, spécialisé dans les produits financiers liés aux cryptomonnaies, a soumis un dossier aux autorités financières pour un ETF Dogecoin.

  • Une approbation offrirait une forme de validation institutionnelle au dogecoin, attirant de nouveaux investisseurs et potentiellement stimulant sa valeur, à l’image des ETF bitcoin qui ont collecté plus de 50 milliards de dollars en un an.

  • Le dogecoin, créé en 2013 comme un “memecoin” au-dessus de la blockchain de Litecoin, a toujours été soutenue par Elon Musk, dont on murmure qu’il détiendrait entre le quart et le tiers des jetons en circulation.

  • Le dogecoin est désormais la septième cryptoactif mondial, avec une capitalisation d’environ 54 milliards d’euros.

  • L’intérêt pour le dogecoin a été amplifié par la création du Department of Government Efficiency (Doge), dirigé par Elon Musk, dont le site a brièvement affiché le logo de la cryptomonnaie cette semaine (lire Qant du 22 janvier). 

  • À SURVEILLER : À quand un ETF $Trump ? Le remplacement de Gary Gensler par Mark Uyeda et, à partir de juin 2026, par Paul Atkins à la tête de la SEC marque la volonté de créer un gendarme boursier hostile à l’ESG et très favorable aux cryptomonnaies. La création d’un ETF sur le dogecoin montrera jusqu’où il est capable d’aller dans l’ouverture de la finance à la “créativité” des cryptos.

Google croque une nouvelle part de HTC

Google renforce ses ambitions dans la réalité virtuelle et augmentée en concluant un accord de 250 millions de dollars avec HTC pour acquérir une partie de son activité de réalité étendue.

  • Google investit 250 millions de dollars pour acquérir une partie des activités de HTC liées à la réalité étendue, incluant le transfert de plusieurs ingénieurs de l’équipe HTC VIVE.

  • L’accord accorde à Google une licence non exclusive pour utiliser certaines technologies de HTC en réalité étendue, tout en permettant à HTC de conserver le droit de les utiliser et de les développer. 

  • Google ambitionne d’accélérer le développement de sa plateforme Android XR, pour la réalité étendue, destinée à alimenter casques et lunettes connectés, dans un secteur où Apple et Meta restent dominants. 

  • Cette acquisition prolonge la collaboration entre Google et HTC, après le rachat par Google de l’unité smartphone de HTC en 2017 pour 1,1 milliard de dollars.

  • À SURVEILLER : L’intégration des technologies HTC. Tout comme Google a su transformer les téléphones HTC qu’il a rachetés en 2016, en en faisant les Pixel, peut-être le géant réussira-t-il à ressusciter le succès de Vive, un pionnier en 2015 des casques de réalité virtuelle. Pour sa part, HTC ne s’est jamais remis d’avoir vendu à Google pour 1,1 milliard de dollars, en 2017, sa division smartphones. Son chiffre d’affaires est passé de 15,5 milliards de dollars à son plus haut en 2011 à 100 millions l’an dernier. Le déploiement des technologies acquises par Google déterminera son influence future sur le marché de la réalité étendue, dominé par Apple et Meta.

La robotique autonome fait face aux humanoïdes

La start-up indienne Ati Motors, spécialisée dans les robots mobiles autonomes, ambitionne d'accélérer son expansion mondiale grâce à un financement de série B de 20 millions de dollars.

Fondée en 2017 à Bangalore, Ati Motors est spécialisée dans les robots mobiles autonomes (AMR), destinés aux environnements industriels. La start-up se distingue par son approche intégrée : elle développe en interne à la fois le matériel, les logiciels et les algorithmes de fusion de capteurs de ses robots. Ces derniers sont conçus pour fonctionner dans des conditions exigeantes, comme des sols irréguliers, des gradients, ou des environnements soumis à des intempéries.

Elle vient de lever 20 millions de dollars lors d’un tour de financement de série B. Ce nouvel investissement porte le financement total de la start-up à 37 millions. Il n’y en a pas que pour les humanoïdes.

EN EXCLUSIVITÉ POUR LES ABONNES :

• Dans les start-up de défense (“miltech”) américaines, les drones autonomes et l’IA commencent à prendre le pas sur les solutions spatiales innovantes.

• Ati Motors et ses investisseurs croient à l’avenir des robots mobiles autonomes.

Des drones à l’IA : les techs qui émergent dans la défense

Les applications de l’intelligence artificielle se multiplient dans la défense et l’industrie militaire, depuis les simulations jusqu’aux outils dédiés à la sécurité nationale. État des lieux des principales start-up américaines.

Le futur de la défense • Qant, M. de R. avec Midjourney

IA, drones et espaces semblent concentrer l’écosystème de l’innovation militaire outre-Atlantique. En novembre dernier, par exemple, Scale AI a présenté Defense Llama, un LLM développé en partenariat avec Meta. Conçu spécifiquement pour la défense américaine, cet outil intègre des données sectorielles afin de renforcer les capacités d’analyse stratégique, de détection de menaces et de communication sécurisée. Cette initiative vise à répondre aux besoins croissants de technologies d’IA dédiées à la sécurité nationale.

Applied Intuition, pour sa part, investit également dans l’IA générative, misant sur une convergence avec les véhicules autonomes. L’entreprise propose des environnements virtuels qui permettent de tester et d’améliorer les systèmes autonomes dans des conditions simulées. Elle a levé 250 millions de dollars en mars 2024, atteignant une valorisation de 6 milliards (lire Qant du 13 mars 2024). 

Leçons d’Ukraine

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Qant: Révolution cognitive et Avenir du numérique

Par QANT: IA et Technologies Émergentes

Jean Rognetta

Binational franco-italien, économiste de formation, Jean devient journaliste au milieu des années 1990, après avoir fait ses premiers pas dans l’édition et la technologie. Il débute sa carrière au groupe Tests, leader de la presse informatique, puis se spécialise en financement de l’innovation et des PME. Il couvre le sujet pour Les Echos et Capital Finance de 2000 à 2015. En 2016, il rejoint le magazine Forbes et devient directeur de la rédaction de l’édition française.
Pendant la crise financière, il lance l’association PME Finance, à l’origine notamment du PEA-PME et de l’amortissement du corporate venture, ainsi que partiellement de la libéralisation du crowdfunding. Elle fusionne en 2015 avec le groupement d’entrepreneurs Croissance Plus.
Depuis 2020, Jean a lancé la revue SAY, édition française de Project Syndicate, dont il reste contributing editor, le supplément Corporate Finance du Nouvel Économiste et la collection Demain! aux Editions Hermann.

Maurice de Rambuteau

Diplômé du Centre de Formation des Journalistes (CFJ Paris) et de l'Ecole Supérieure de Commerce de Paris (ESCP BS), Maurice de Rambuteau a fait ses premières armes de journaliste dans le sport, pour le site et le magazine SoFoot, puis au sein de la rédaction football de L'Equipe. Il s'est ensuite tourné vers le journalisme économique au sein de la rédaction de La Croix, avant de donner libre cours à sa passion pour la technologie en rejoignant Qant en juin 2022 pour un premier tour d’horizon de l’IA générative. Depuis, il a percé les mystères des blockchains et du métavers et, surtout, passé des dizaines de modèles d’IA au banc d’essai.

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