Une version bridée de Meta AI devient accessible en Europe • Ampere Computing rejoint ARM dans le giron de SoftBank • Trump lance une Spac pour la tech • Un robot unijambiste s’inspire des écureuils • Monnaies numériques : l'état de l'art de la recherche • Bienvenue dans Qant, vendredi 21 mars 2025.


« Le progrès est devant nous, à condition de dépasser sa propagande » Paul Virilio
Meta AI sera disponible à partir de cette semaine dans 41 pays européens après une suspension d’un an causée par les régulateurs irlandais, qui avaient bloqué l’entraînement du modèle sur les données des utilisateurs européens de Facebook et Instagram.
Le chatbot sera disponible uniquement en version textuelle. Il ne pourra ni générer ni modifier des images, contrairement à ses capacités dans d’autres régions.
Meta AI répondra aux questions des utilisateurs sur WhatsApp, Instagram, Threads et Facebook, et leur permettra de “découvrir du contenu pertinent” sur leurs plateformes sociales. Il fonctionnera donc en complément des algorithmes d’amplification.
EN FILIGRANE : Une future expansion. Meta assure que son modèle n’a pas été entraîné sur les données des utilisateurs européens. Les concertations continuent pour aligner progressivement les fonctionnalités de son IA en Europe avec celles disponibles aux États-Unis.
À SURVEILLER : La géopolitique des réseaux. La Commission européenne a frappé Apple et Google cette semaine, mais elle continue de se montrer conciliante avec le cœur de l’empire trumpien dans les réseaux sociaux : X et, depuis que Mark Zukerberg a cédé aux pressions des républicains, Meta.
SoftBank a annoncé hier l’acquisition d’Ampere Computing, une start-up californienne spécialisée dans les processeurs ARM pour serveurs, pour 6,5 milliards de dollars.
Ampere développe des processeurs optimisés pour l’intelligence artificielle à très grand nombre de cœurs, comme l’AmpereOne Aurora, qui compte 512 cœurs.
Google, Microsoft et Alibaba utilisent déjà les puces Ampere, qui concurrencent les architectures x86 d’Intel et AMD.
À SURVEILLER : Les synergies entre ARM et Ampere. L’acquisition soulève des questions sur la stratégie précise de SoftBank, qui possède déjà ARM, qui tente précisément de s’ouvrir au marché des datatecenters où est présent Ampere.
Le joli conte de Gretel • Nvidia aurait acquis Gretel, une start-up spécialisée dans la génération de données synthétiques pour l'entraînement des modèles d'IA. Le montant exact de l’opération n’a pas été dévoilé, mais il dépasserait les 320 millions de dollars, soit la dernière valorisation de Gretel. Fondée en 2019, Gretel développe des modèles d'IA enrichis de technologies propriétaires pour générer des jeux de données synthétiques. En savoir plus…
Un agent IA pour écrire le Synopsys • L’éditeur de logiciels pour la conception de microprocesseurs Synopsys vient de présenter AgentEngineer, un système d’agents IA conçu pour assister la conception de circuits intégrés complexes. L’outil pourra tester des circuits et, à terme, coordonner la conception de systèmes multi-puces. En savoir plus…
OpenAI hausse la voix (et ses prix) • OpenAI devait lancer hier soir trois nouveaux LLM de synthèse vocale, tout en continuant à maintenir son modèle Whisper. Le passage à un LLM multimodal permet une plus grande précision linguistique et donne la possibilité de demander à l’IA de changer de ton en fonction du texte qu’elle lit. Par ailleurs, la start-up a lancé o1-pro, une version améliorée de son modèle d’IA o1, accessible via son API développeur. Ce modèle utilise davantage de puissance de calcul pour offrir des réponses plus précises aux problèmes complexes, selon OpenAI. L'accès est limité aux développeurs ayant dépensé au moins 5 dollars en services API OpenAI. Son coût est nettement plus élevé que les autres modèles : 150 dollars par million de tokens en entrée (~750 000 mots) et 600 dollars par million de tokens générés, soit 2 fois le prix de GPT-4.5 et 10 fois celui de o1. En savoir plus…
Et pour un milliard de plus… • X vient de lever près de 1 milliard de dollars en nouvelles actions, consolidant sa valorisation à environ 32 milliards de dollars, selon Bloomberg. Musk a lui-même participé à ce tour de table, aux côtés d’investisseurs comme Darsana Capital Partners et 1789 Capital. L’entreprise envisage d’utiliser une partie des fonds pour rembourser sa dette restante. Avec cette levée, la valorisation totale de X atteint environ 44 milliards de dollars, soit le montant initial du rachat de Twitter en 2022 (lire Qant du 20 mars). En savoir plus…
Trois dirigeants du Trump Media & Technology Group viennent de créer Renatus Tactical Acquisition Corp I, une société d'acquisition à vocation spécifique (Special Purpose Acquisition Company, SPAC) immatriculée aux îles Caïmans, créée pour lever des fonds et fusionner avec une entreprise cible.
Ils prévoient de lever 178,9 millions de dollars via une introduction en bourse et un placement privé, selon une déclaration déposée auprès de la SEC.
L'entreprise ciblera notamment des acteurs stratégiques de la crypto, en pleine évolution réglementaire après l’élection de Donald Trump.
À SURVEILLER : Le rôle de Renatus aux côtés de WLFI. World Liberty Financial (WLFI) porte les participations de la famille Trump dans les cryptos. Le Trump Media & Technology Group, pour sa part, est surtout connu pour avoir lancé Truth Social, le réseau social au cœur du dispositif politique de Donald Trump. Renatus pourra faire le lien entre les deux.
Des monnaies numériques partout • Qant, M. de R. avec Midjourney
Dès son arrivée à la Maison-Blanche, le 23 janvier dernier, Donald Trump a signé un décret exécutif interdisant explicitement la création, l’émission, la circulation ou l’utilisation d’une monnaie numérique de banque centrale (CBDC) aux États-Unis. Intitulé « Renforcer le leadership américain dans la technologie financière numérique », ce décret invoque des risques pour la stabilité financière, la vie privée individuelle et la souveraineté nationale comme raisons de cette interdiction. Trump a également annulé les politiques précédentes de l’administration Biden qui soutenaient le développement des CBDC et s’emploie à favoriser, au contraire, le développement des cryptomonnaies.
Or, la recherche montre plutôt l’inverse. Certains travaux suggèrent qu’une monnaie numérique pourrait générer une augmentation permanente du PIB de 3 % dès qu’elle alimente 30 % de l’économie.
Des tonnes de Ton • La Ton Foundation a annoncé que des fonds de capital-risque, dont Sequoia Capital et Benchmark Capital, ont investi plus de 400 M$ en Toncoin, la cryptomonnaie native de la blockchain Ton. Celle-ci, qui opère des mini-applications intégrées à Telegram, revendique plus de 40 millions d’utilisateurs actifs et 121 millions de détenteurs uniques de Toncoin. L’investissement a été réalisé directement en jetons, sans prise de participation en capital. En savoir plus…
Les écureuils sont des acrobates hors pair, capables de bondir avec précision sur les branches les plus fines. Pour reproduire ces prouesses en robotique, une équipe de biologistes et d’ingénieurs de l’université de Californie à Berkeley a modifié Salto, un robot unijambiste, afin qu’il puisse atterrir avec précision sur des perchoirs étroits. Cette avancée, publiée dans Science Robotics, pourrait améliorer l’agilité des robots dans des environnements complexes, comme les sites en construction ou les forêts denses.
Évolution thématique de la technologie Blockchain pour les monnaies numériques de banque centrale • Medina Ayta Mohammed et al.
Dès son arrivée à la Maison-Blanche, le 23 janvier dernier, Donald Trump a signé un décret exécutif interdisant explicitement la création, l’émission, la circulation ou l’utilisation d’une monnaie numérique de banque centrale (CBDC) aux États-Unis. Intitulé « Renforcer le leadership américain dans la technologie financière numérique », ce décret invoque des risques pour la stabilité financière, la vie privée individuelle et la souveraineté nationale comme raisons de cette interdiction. Trump a également annulé les politiques précédentes de l’administration Biden qui soutenaient le développement des CBDC et s’emploie à favoriser, au contraire, le développement des cryptomonnaies.
...