« Le progrès est devant nous, à condition de dépasser sa propagande » Paul Virilio

Grâce à Gemini, Samsung tente de faire naître le marché du robot de compagnie
Après cinq ans d’attente, Samsung s’apprête à commercialiser Ballie, un robot domestique intelligent animé par le modèle d’IA de Google.
Présenté pour la première fois au CES de 2020, le robot Ballie (lire Qant du 18 janvier 2024) de Samsung sortira cet été aux États-Unis et en Corée du Sud, marquant l'entrée officielle du géant sud-coréen sur le marché encore embryonnaire des robots domestiques. Le projet a été bouleversé par l’IA générative et il intègre désormais, à l’instar des téléphones de Samsung, le modèle Gemini de Google.
En forme de ballon et monté sur deux roues, Ballie est pensé comme un assistant personnel mobile capable de diriger les objets connectés de la maison selon les directives de ses habitants. L’IA permet au robot d’analyser des commandes vocales et les données de ses capteurs, dont ses caméras, pour naviguer dans l’espace et s’adapter à son environnement.

Google espère l’emporter sur Nvidia dans l’inférence
Ironwood, la 7ème génération des TPU de Google, promet une puissance d’inférence sans précédent et une efficacité énergétique accrue.
Ironwood, 7ème génération de TPU de Google
Google vient de présenter Ironwood, sa septième génération de puces TPU, lors de la conférence Cloud Next ’25.
Chaque puce dispose de 4 614 téraflops, 192 Go de mémoire HBM et une bande passante atteignant 7,4 térabits par seconde, doublant l'efficacité énergétique de la génération précédente.
Exclusivement conçue pour l’inférence des modèles d’intelligence artificielle, Ironwood aligne, en configuration maximale, 9 216 processeurs pour atteindre 42,5 exaflops, soit plus de 24 fois la puissance du supercalculateur le plus rapide au monde, le Lawrence Livermore National Laboratory, situé en Californie.
Ironwood sera intégrée au cluster modulaire AI Hypercomputer de Google Cloud et exécutera Gemini 2.5 et les futurs modèles conçus pour le raisonnement complexe.
Google soutient une nouvelle norme d’interopérabilité agent-à-agent, visant à permettre aux systèmes d’intelligence artificielle de différents fournisseurs de coopérer dans un écosystème multi-agents.
À SURVEILLER : Google a-t-il jeté le gant de l’entraînement ? Il semble que les performances d’Ironwood puissent surpasser celles des GB200 de Nvidia dans certains scénarios d’inférence. C’était déjà le cas des TPU v5 comparées aux H100 de Nvidia et cela semble avoir conduit Google à limiter ses ambitions à exceller dans l’inférence. Pour ce faire, Ironwood comprend notamment un accélérateur spécialisé et minimise le mouvement des données.
Anthropic, Lightelligence, Lightmatter, OpenAI
L’IA voit la lumière • Deux études publiées hier dans Nature par des chercheurs de la singapourienne Lightelligence et de l’américaine Lightmatter, montrent que les puces optiques, qui utilisent la lumière au lieu de l’électricité pour traiter l’information, peuvent offrir une alternative plus rapide et économe en énergie pour exécuter des modèles d’IA. Les chercheurs ont utilisé ces technologies pour résoudre des problèmes complexes, générer du texte ou encore faire jouer une IA à Pac-Man. Mais de nombreux défis techniques restent à surmonter pour industrialiser ces systèmes, encore coûteux, encombrants et moins précis que les puces électroniques traditionnelles. En savoir plus…
Mon si cher Claude… • Anthropic lance « Claude Max », un nouvel abonnement premium à 200 dollars/mois pour le chatbot Claude, avec un accès prioritaire aux dernières fonctionnalités et des limites d’usage 20 fois plus élevées que le forfait à 20 dollars. Une version intermédiaire à 100 dollars/mois est aussi proposée. Ce modèle imite la stratégie d’OpenAI avec ChatGPT Pro, qui crée un palier intermédiaire entre les API et les utilisateurs grand public. En savoir plus…
Créer un mètre-étalon pour l’IA • OpenAI vient de lancer le programme Pioneers pour créer de nouveaux benchmarks d’évaluation ciblés par secteur (santé, droit, finance…). L’objectif est de mieux refléter les usages concrets des modèles d’IA, souvent mal capturés par les étalons actuels. OpenAI collaborera avec un premier groupe de start-ups pour concevoir ces tests et les publiera ensuite. Ces partenariats incluront aussi des optimisations de modèles via fine-tuning. En savoir plus…

Le Pakistan recrute CZ pour sa stratégie crypto
Le Pakistan envisage d’exploiter son surplus d’électricité pour alimenter des centres de minage de bitcoin et d’intelligence artificielle, soutenu par son nouveau Conseil crypto et l’arrivée de Changpeng Zhao comme conseiller stratégique.
Changpeng Zhao, cofondateur et CEO emblématique de Binance jusqu’en novembre 2023, vient de rejoindre le Conseil crypto du Pakistan comme conseiller stratégique, chargé d’accompagner le développement réglementaire et l’implantation d’infrastructures blockchain.
Créé en mars dernier, le Conseil crypto du Pakistan a pour mission de réguler les cryptomonnaies, élaborer un cadre juridique clair, promouvoir l'innovation blockchain et sécuriser les transactions numériques.
Il prévoit notamment d’utiliser l’excédent d’électricité pour développer des centres de minage de bitcoin et de traitement de données en intelligence artificielle, selon Reuters.
Le Pakistan dispose en effet d’un surplus énergétique dû notamment à la montée en puissance de l’énergie solaire et à la baisse de la demande industrielle.
Le choix des sites de minage du bitcoin sera déterminé en fonction des régions présentant un excédent énergétique stable, afin d'éviter toute surcharge du réseau national.
Des discussions sont en cours avec plusieurs entreprises pour mettre en place les infrastructures de minage, les contrats d’approvisionnement en énergie et les protocoles de conformité.
À SURVEILLER : Le plan de minage national. Il pourrait transformer une contrainte énergétique en levier d'investissement et d'exportation numérique, tout en posant la question de la régulation du secteur crypto.
Kraken, Mastercard
Kraken emprunte les tentacules de Mastercard • Kraken s’associe à Mastercard pour permettre aux utilisateurs au Royaume-Uni et dans l’UE de payer en cryptomonnaies chez plus de 150 millions de commerçants. Ce partenariat fait suite au lancement de Kraken Pay, une solution de paiements instantanés en crypto et en devises traditionnelles. Des cartes de débit physiques et numériques seront bientôt disponibles. En savoir plus…

Peut-on encore espérer mettre l’IA au service de l’humanité ?
Les effets sociaux, économiques et politiques de l'IA ne s'orientent pas naturellement vers l'inclusion ou l'équité dans l'économie mondiale. Pour que cette technologie serve l'ensemble de l'humanité, et pas seulement quelques grandes entreprises, les gouvernements et la société civile doivent intervenir pour modifier les incitations à son développement.
Par Shamika Sirimanne (ONU) et Xiaolan Fu (OxValue.AI)
L’IA au service du développement • Qant, M. de R. avec GPT-4o
“L'IA est souvent présentée comme le prochain sommet de l'innovation humaine, en raison de son potentiel à révolutionner les industries, à transformer les économies et à améliorer les conditions de vie. Mais l'IA profitera-t-elle vraiment à tout le monde ou creusera-t-elle les fossés existants ? La réponse dépend de la manière dont la technologie est développée, déployée et gouvernée. En l'absence d'interventions ciblées, le potentiel de l'IA sera exploité à des fins étroites par ceux qui privilégient les profits au détriment des personnes.”
Qant est membre de Project Syndicate.

EN EXCLUSIVITÉ POUR LES ABONNÉS :
• Ballie, le robot compagnon de Samsung, sera commercialisé cet été aux États-Unis et en Corée du Sud après cinq ans de développement.
• L’IA ne réduira pas spontanément les inégalités mondiales : il y faudrait une gouvernance éthique, des incitations publiques et l’engagement de la société civile.
Grâce à Gemini, Samsung tente de faire naître le marché du robot de compagnie
Après cinq ans d’attente, Samsung s’apprête à commercialiser Ballie, un robot domestique intelligent animé par le modèle d’IA de Google.
Présenté pour la première fois au CES de 2020, le robot Ballie (lire Qant du 18 janvier 2024) de Samsung sortira cet été aux États-Unis et en Corée du Sud, marquant l'entrée officielle du géant sud-coréen sur le marché encore embryonnaire des robots domestiques. Le projet a été bouleversé par l’IA générative. Ballie embarque désormais les modèles d’intelligence artificielle Gemini, développés par Google, en plus des modèles propriétaires de Samsung.
Un assistant mobile et interactif
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