« Le progrès est devant nous, à condition de dépasser sa propagande » Paul Virilio

Des robotaxis plus sûrs que les conducteurs humains
Une étude de Waymo montre que les robots réduisent fortement les accidents et les blessures en zone urbaine.
Depuis leur lancement sur les routes de Phoenix, San Francisco, Los Angeles et Austin, les véhicules 100 % autonomes de Waymo ont accumulé 56,7 millions de kilomètres sans conducteur à bord. Une étude de l'entreprise, bientôt publiée dans la revue Traffic Injury Prevention, compare les performances de ces robotaxis à celles des conducteurs humains dans 11 scénarios d’accidents distincts.
Les voitures autonomes sont associées à 92 % de blessures en moins pour les piétons, 82 % de moins pour les cyclistes et les motards, et une réduction de 96 % des collisions entre véhicules aux intersections, un type d’accident particulièrement fréquent aux États-Unis.
Ces résultats ont été obtenus à partir de données collectées jusqu'en janvier 2025, dans des villes principalement ensoleillées et sur des trajets hors autoroute. Il reste des chantiers à la sécurité robotique.
Uber
Uber étend son réseau de robots • Uber a annoncé une série de partenariats avec des entreprises chinoises pour accélérer son expansion dans les robotaxis en Europe et au Moyen-Orient. La société collaborera avec Pony.ai pour lancer un service au Moyen-Orient dès cette année, avec Momenta pour un déploiement en Europe en 2026, et avec WeRide pour s’étendre dans 15 villes de ces deux régions sur cinq ans. Ces accords s’ajoutent à plus de 15 partenariats déjà actifs d’Uber dans la mobilité autonome. En savoir plus…

L’intelligence artificielle peut donner espoir aux pays en développement
Selon un rapport de l’ONU, 70 % des habitants des pays à faible ou moyen développement humain estiment que l’intelligence artificielle accroîtra leur productivité dès l’an prochain.
70 % des habitants des pays à faible ou moyen indice de développement humain anticipent un gain de productivité grâce à l’intelligence artificielle dans les douze mois à venir, d’après une enquête du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) menée dans 21 pays.
Deux personnes sur trois dans ces pays envisagent d’utiliser l’intelligence artificielle dans l’éducation, la santé ou le travail au cours de l’année prochaine, selon le sondage réalisé entre novembre 2024 et janvier 2025.
60 % des répondants au niveau mondial pensent que l’intelligence artificielle aura un impact positif sur leur emploi, en créant de nouvelles opportunités professionnelles, tandis que seuls 13 % redoutent une perte d’emploi.
EN FILIGRANE : La progression mondiale de l’indice de développement humain a atteint en 2024 son rythme le plus lent depuis 1990, en raison des tensions commerciales, de l’aggravation de la dette et des séquelles économiques liées à la pandémie de Covid-19.
À SURVEILLER : L’égalité numérique. L’extension de l’intelligence artificielle dans les pays en développement pourrait réduire les inégalités mondiales si l’accès aux infrastructures numériques est garanti à tous. Le PNUD appelle à une approche “centrée sur l’humain” de l’intelligence artificielle, avec la modernisation des systèmes éducatifs et de santé, et une attention particulière portée à l’accès à l’électricité et à Internet.
Google, Mistral, Palantir, xAI
En attendant Google I/O, voici Gemini Pro • Google a publié la semaine dernière, en avance, Gemini 2.5 Pro Preview, une version améliorée de son modèle d’IA phare, initialement prévue pour sa conférence développeurs Google I/O. Ce nouveau modèle renforce nettement les capacités en programmation, notamment pour la transformation et l’édition de code, la création d’interfaces web et le développement de workflows complexes de Gemini. Avec une fenêtre de contexte de 1 million de tokens, le modèle atteint la première place du WebDev Arena Leaderboard et il vise à faciliter le développement collaboratif d’applications web. En savoir plus…
Mistral lance Medium 3 et Le Chat Entreprise • Mistral AI a dévoilé la semaine dernière Medium 3, un nouveau modèle de langage destiné aux cas d’usage professionnels comme le développement logiciel ou la recherche multimodale. Déployable sur site ou en mode hybride, Medium 3 sert de base au nouvel assistant Le Chat Enterprise, qui permet aux équipes de centraliser, interroger et analyser des documents d’entreprise. Mistral affirme que son modèle surpasse Claude 3.7 Sonnet et Llama 4 Maverick sur plusieurs benchmarks, pour un coût inférieur. En savoir plus…
Une IA souveraine américaine dans la finance • xAI s’est associée à Palantir pour promouvoir l’intégration de l’intelligence artificielle dans les services financiers. L’objectif est de déployer des “agents modulaires” spécialisés par fonction métier afin d’optimiser les opérations, de la génération de revenus à la réduction des coûts. Le partenariat prolonge une collaboration initiée avec TWG Global Holdings. En savoir plus…

Les fortunes diverses du bitcoin aux Etats-Unis
L'État du New Hampshire devient le premier aux États-Unis à légaliser l'investissement public en cryptomonnaies, alors que plusieurs autres États abandonnent leurs projets similaires.
Le gouverneur du New Hampshire a promulgué la semaine dernière une loi autorisant l’État à investir dans les cryptomonnaies (et aussi les métaux précieux) via sa trésorerie publique.
La loi impose un seuil de capitalisation de 500 milliards de dollars, excluant de fait de nombreux tokens et memecoins du champ d’investissement.
Dans l’Arizona et en Floride, des projets similaires ont échoué respectivement par veto du gouverneur le 2 mai et retrait des textes le 3 mai.
EN FILIGRANE : La réserve stratégique de bitcoin voulue par Donald Trump est officiellement lancée. Les quelque 200 000 bitcoins saisis par les États-Unis sont désormais conservés par le Trésor, la structure administrative est en place, et les rapports nécessaires à la gestion et à la stratégie d’investissement sont en cours d’analyse.
À SURVEILLER : Le Bitcoin Act, lancé par des républicains des deux chambres en mars dernier, pourrait autoriser les acquisitions de bitcoins par les États-Unis. Comme dans le New Hampshire.

Protéines sur mesure : quand l’IA « écrit » le vivant
En appliquant les méthodes du traitement du langage naturel aux séquences biologiques, plusieurs modèles génératifs récents parviennent à concevoir des protéines. Au cœur de ce progrès se trouve la tokenisation, étape cruciale pour faire des acides aminés les unités d’un vocabulaire fonctionnel.
Schéma utilisé pour prévoir les futures variantes du virus Sars-Cov-2 et pour comprendre leur liaison avec le récepteur ACE2. • Sam Paul Dhamodharan et al.
Et si l’on traitait les acides aminés comme les lettres d’un alphabet, pour composer de nouvelles “phrases” protéiques ? Depuis 2020 et l’exploit d’AlphaFold (DeepMind), capable de prédire la structure 3D des protéines, une nouvelle génération d’intelligences artificielles va plus loin : créer des protéines inédites, conçues pour une fonction précise, thérapeutique par exemple. Autrement dit, elles ne se contentent plus d’analyser les protéines naturelles, elles peuvent en proposer de nouvelles, sur mesure.
Les applications de ces modèles promettent une révolution dans la découverte de médicaments, mais pas seulement. En générant des protéines aux propriétés inédites, ils offrent des perspectives pour la conception d’enzymes industrielles, de biomatériaux ou de systèmes de bioremédiation. Leur capacité à explorer « l’espace des protéines » au-delà des solutions naturelles laisse entrevoir la possibilité de créer des molécules dotées de fonctions encore inconnues.
Qant vous propose un tour d’horizon de l’état de l’art de la recherche, en commençant par deux études récentes, qui examinent en profondeur les processus de tokenisation d’un des premiers “Protein Language Models”, ProtGPT2...

EN EXCLUSIVITÉ POUR LES ABONNÉS :
• Alors que Tesla se mure dans le silence, Waymo publie ses résultats, pour rassurer l’opinion publique.
• Comment la tokenisation des protéines est née avec ProtGPT2.
Des robotaxis plus sûrs que les conducteurs humains
Une étude de Waymo montre que les robots réduisent fortement les accidents et les blessures en zone urbaine.
Waymo publie régulièrement des études détaillées sur la sécurité de ses véhicules, à l'inverse de ses concurrents comme Tesla. Cette transparence s’inscrit dans une stratégie de conquête de l’opinion publique, alors que les sondages montrent une méfiance croissante vis-à-vis des véhicules autonomes. Des incidents isolés — blocages d’ambulances, franchissements de feux rouges ou contacts avec des piétons — nourrissent les critiques.
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