« Le progrès est devant nous, à condition de dépasser sa propagande » Paul Virilio

L’attirance de Stripe pour les stablecoins commence à prendre forme
Stripe développe un nouveau produit basé sur les stablecoins, destiné aux marchés en dehors des États-Unis, de l'Union européenne et du Royaume-Uni, en s'appuyant sur sa récente acquisition de Bridge.
Stripe développe un nouveau système de paiements en stablecoins, construit autour de Bridge, le réseau spécialisé racheté en octobre 2024 pour 1,1 milliard de dollars.
Ce nouveau produit serait prêt à entrer dans une phase de tests auprès de clients situés hors des États-Unis, de l'Union européenne et du Royaume-Uni – pour des raisons règlementaires aisées à deviner.
Bridge, cofondé par d'anciens dirigeants de Coinbase, fournit des API facilitant les paiements internationaux en stablecoins, concurrençant le système bancaire Swift.
EN FILIGRANE : Forte incitation. Stripe intermédie environ 1 000 milliards de dollars de paiements chaque année. S’il réussit à basculer un tel volume sur son propre stablecoin, les bons du Trésor américain sous-jacents généreraient une marge nette de 40 milliards de dollars par an estimait ,lors du rachat de Bridge, le VC américain Juan Lopez, chez VanEck Ventures.
À SURVEILLER : Savoir attendre. Patrick Collison, CEO de Stripe, a affirmé sur X que ce projet était en réflexion depuis près de dix ans. Le moment semble proche d’arriver.

Service, revers, volée : le match entre Baidu et Alibaba
Le géant chinois Baidu lance de nouveaux modèles Ernie, tout en multipliant les outils pour développeurs et applications d'agents intelligents. Alibaba riposte aussitôt.
SERVICE. Baidu vient de présenter deux nouveaux modèles multimodaux, dotés de capacités de raisonnement avancé, Ernie 4.5 Turbo et Ernie X1 Turbo, lors de sa conférence Create 2025 à Wuhan. Le modèle Ernie 4.5 Turbo affiche des performances comparables à GPT-4.1 et GPT-4o sur des benchmarks textuels et multimodaux comme MMLU et DocVQA.
La société a aussi lancé Xinxiang, une plateforme d'agents multitâches capable d'automatiser 200 types de missions quotidiennes et visant à en supporter plus de 100 000, ainsi que Huiboxing, un service de création d'avatars numériques réalistes.
À LA VOLÉE : Alibaba lance Qwen3. Non sans rappeler la manière dont OpenAI trouble systématiquement les annonces de Google, Alibaba a également annoncé hier sa très attendue série de modèles Qwen3. Présentés comme des modèles “hybrides”, capables de répondre rapidement aussi bien qu’analyser un problème en profondeur, ils rivalisent directement avec GPT-4o et o3 d’OpenAI. Le plus grand, Qwen3-235B-A22B, l’emporte d’une courte tête sur o3 et Gemini 2.5 Pro dans le benchmark Codeforces, d’après Alibaba, mais il n’a pas encore été rendu disponible sur Hugging Face, comme les plus petits modèles de la série.
À SURVEILLER : S'ouvrir pour reprendre la balle. Ernie a été un des premiers modèles développés en Chine (lire Qant du 16 janvier 2023), a été éclipsé par les modèles partiellement open source Qwen d’Alibaba (lire Qant du 5 septembre 2023) et par le coût de fonctionnement et de développement réduit de DeepSeek. Pour reprendre l’initiative, Baidu réduit les prix de 50 % à 80 % par rapport à ses modèles précédents et l'initiative AI Open, qui ouvre aux développeurs la possibilité de commercialiser des agents, mini-programmes et applications AI via une nouvelle plateforme dédiée. Mais la riposte d’Alibaba semble destinée à lui garantir le match.
Lightrun, Liquid AI, Meta, Microsoft
Microsoft jette un froid sur les data center • D’après l’institut SemiAnalysis, Microsoft a gelé 1,5 GW de projets de centres de données auto-construits initialement prévus pour 2025-2026. Le géant de Redmond a également cessé toute nouvelle activité de leasing, sans remettre en cause les 5 GW de capacités préalablement engagées sous contrats fermes. Ce ralentissement stratégique, observé depuis mi-2024, vise à modérer l'expansion après une phase d'acquisitions massives de terrains et d'énergie. L'impact à court terme sur les fournisseurs reste limité, car une grande partie des projets n’avait pas encore été convertie en commandes d’équipements. En savoir plus…
Faire ses courses avec ChatGPT • OpenAI ajoute progressivement à ChatGPT une interface de comparaison de produits permettant de rechercher le meilleur rapport qualité/prix. Tout comme le moteur de recherche de ChatGPT, il se veut entièrement indépendant et sans lien avec les producteurs ou les distributeurs. Elle reprend ainsi les valeurs de Google à ses débuts et, surtout, elle prépare le moment où un agent OpenAI fera les courses pour vous. En savoir plus…
70 millions pour détecter des bugs • La start-up israélienne Lightrun, spécialisée dans l’observation et la correction du code en production, vient de lever 70 millions de dollars lors d’un tour de table mené par Accel et Insight Partners. Avec l’explosion du code généré par l’IA, Lightrun propose un outil basé sur des simulations IA pour détecter et corriger les bugs avant qu'ils ne provoquent des incidents. Sa solution, intégrée aux environnements de développement (IDE), séduit de grandes entreprises comme Citigroup, Microsoft et Salesforce. Lightrun prévoit d’étendre ses outils tout en restant centré sur la résilience logicielle. En savoir plus…
Le chatbot qui disait des cochonneries • Les chatbots de Meta utilisent des voix de célébrités pour tenir des propos sexuels explicites avec des utilisateurs se présentant comme mineurs, d’après une enquête du Wall Street Journal. Meta conteste la méthodologie d’investigation, affirmant que de tels contenus représentent 0,02 % des interactions avec des mineurs, mais le groupe a annoncé de nouvelles mesures pour limiter ces dérives. En savoir plus…
Edge : à la recherche d’une alternative aux transformers • La quête pour réduire les ressources d’IA en fin de réseau (edge) continue. La start-up Liquid AI, issue du MIT, a dévoilé Hyena Edge, un modèle d’IA conçu pour fonctionner efficacement sur smartphones et autres appareils en périphérie du réseau. Contrairement aux LLM basés sur des transformers, Hyena Edge utilise des réseaux convolutifs et une architecture hybride fondée sur Liquid AI, pour réduire la latence et la consommation de mémoire. Cela améliore les performances sur des benchmarks standards. Liquid AI prévoit d’ouvrir prochainement le code source de ses modèles. En savoir plus…
L'évolution de l'opérateur Hyena

L’avenir de l’IA : o3 précise l’arrivée de l’AGI
Le nouveau modèle d’OpenAI suscite un débat intense : certains y voient déjà l’intelligence générale artificielle (AGI), d’autres dénoncent une hyperbole exagérée. Premier volet d’une série sur l’avenir proche de l’IA.
La performance d’o3 sur le test ARC-AGI • ArcPrize
Dévoilé mi-avril, le modèle o3 d'OpenAI marque une évolution importante dans la gamme des grands modèles de langage développés par l'entreprise. Capable de raisonner sur plusieurs étapes et de déclencher des actions à sa propre initiative, o3 introduit un changement d’interface notable : l’activation automatique des outils lorsque le modèle juge leur usage pertinent. Autrement dit, l’utilisateur n’a plus besoin d’indiquer s’il souhaite que ChatGPT utilise un outil ; o3 le décide seul.
Cette autonomie nouvelle, couplée à des performances brutes en hausse, alimente l’idée selon laquelle o3 se situerait aux frontières de l’AGI. Mais le seuil entre assistant autonome et intelligence générale reste, plus que jamais, une ligne floue. Une IA peut être qualifiée d’AGI non parce qu’elle en remplirait les critères formels – qui restent débattus –, mais parce qu’elle transforme l’usage, l’interface et les attentes. Inversement, il est probable que, pour puissantes qu’elles deviennent, les IA déçoivent les rêves et les cauchemars excessifs qu’elles ont engendrées.

Helm.ai mise sur l’IA générative pour anticiper la route en temps réel
La start-up californienne Helm.ai a dévoilé un nouveau système de prédiction de trajectoire basé sur une architecture de réseau neuronal qui s’appuie uniquement sur la vision par caméra pour la conduite autonome de niveau 2 à 4.
Helm.ai vient de présenter le Helm.ai Driver, un système de prédiction de trajectoire en temps réel destiné à la conduite autonome sur route et en milieu urbain, du niveau SAE 2 jusqu’au niveau 4. Ce dispositif repose sur un modèle d’IA de type transformer : comme un LLM, donc, mais capable d’anticiper les mouvements d’un véhicule autonome en se basant uniquement sur les données visuelles captées par des caméras, sans recourir à des cartes haute définition, au lidar ou à d’autres capteurs.
Fondée en 2016, Helm.ai a levé plus de 100 millions de dollars pour soutenir son développement. Sa technologie s’inscrit dans une stratégie "AI-first", misant sur l’intelligence artificielle pour concevoir des systèmes de conduite capables de s’adapter à divers environnements, plateformes et conditions de circulation. L’entreprise collabore déjà avec des constructeurs automobiles, notamment Honda, pour intégrer ses solutions dans des véhicules en production.
ARX Robotics
31 millions pour ARX Robotics • La start-up allemande ARX Robotics, soutenue par le fonds d’innovation de l’Otan, a levé 31 millions d'euros pour développer sa production de robots militaires autonomes. Le financement, mené par HV Capital, servira notamment à construire une usine au Royaume-Uni capable de produire 1 800 véhicules par an. ARX développe aussi des logiciels d’autonomie pour d’autres fabricants, avec déjà 75 % de ses contrats signés avec des gouvernements européens. La société prévoit d’étendre sa production en Europe et mise sur la combinaison de logiciels avancés et de matériel robuste pour s’imposer sur le marché. En savoir plus…

EN EXCLUSIVITÉ POUR LES ABONNÉS :
• Le nouveau modèle o3 d’OpenAI relance le débat sur l’AGI, avec des performances inédites mais toujours discutées quant à leur portée réelle.
• Helm.ai dévoile un système de conduite autonome reposant uniquement sur la vision caméra, grâce à une IA d’architecture transformer.
L’avenir de l’IA : o3 précise l’arrivée de l’AGI
Le nouveau modèle d’OpenAI suscite un débat intense : certains y voient déjà l’intelligence générale artificielle (AGI), d’autres dénoncent une hyperbole exagérée. Premier volet d’une série sur l’avenir proche de l’IA.
o3 mesuré avec un QI de 136. • Mensa Norway
Dévoilé mi-avril, le modèle « o3 » d'OpenAI marque une évolution importante dans la gamme des grands modèles de langage développés par l'entreprise. Capable de raisonner sur plusieurs étapes et de déclencher des actions à sa propre initiative, o3 est présenté comme le plus « agentif » des modèles à ce jour. Évidemment multimodal, il peut se connecter à ses propres outils (recherche Internet, génération de code, analyse d’image et de fichiers…) et à des applications de l’ordinateur ou du téléphone de l’utilisateur.
Aux frontières de l’AGI
...

