« Le progrès est devant nous, à condition de dépasser sa propagande » Paul Virilio

PayPal propose un rendement sur son stablecoin
Cet été, PayPal introduira aux États-Unis une rémunération sur les soldes en Pyusd, dans la tentative d’ouvrir le marché et de stimuler l’usage de son stablecoin.
Les utilisateurs américains de PayPal et Venmo pourront obtenir un rendement annuel de 3,7 % sur leurs soldes en PayPal USD (Pyusd) à partir de cet été.
Les récompenses seront versées en Pyusd, avec une accumulation quotidienne et un paiement mensuel, utilisables pour les achats, les transferts internationaux ou les conversions en monnaie fiduciaire.
Le programme vise à renforcer l’usage du Pyusd comme moyen de paiement sur l’ensemble du réseau PayPal.
EN FILIGRANE. Petit piou-Pyusd. Lancé en 2023 (lire Qant du 11 août 2023), le Pyusd reste peu présent, avec une capitalisation d’environ 873 millions de dollars, loin derrière les 145 milliards de l’USDT de Tether.
À SURVEILLER : La convergence des stablecoins et des fonds monétaires. Longtemps, les stablecoins se sont apparentés à des fonds monétaires dont les gérants empochent l’intégralité des revenus. Quelques nouveaux entrants, comme la française Spiko et l’américaine Figure Markets (lire Qant du 24 février) ont commencé à expérimenter des formules plus équitables. La conversion de Paypal montre les difficultés du PYUSD à pénétrer le marché, mais aussi la voie d’une plus grande concurrence.

Neuralink cherche un implant de 500 millions
La start-up de neurotechnologies d’Elon Musk prépare une levée de fonds de 500 millions de dollars qui porterait sa valorisation post-money à 9 milliards.
Neuralink, qui développe un implant permettant de contrôler un ordinateur par la pensée, prépare une levée de fonds d’environ 500 millions de dollars sur une valorisation pre-money de 8,5 milliards, selon les informations de Bloomberg.
En novembre 2023, la start-up créée par Elon Musk était valorisée à 3,5 milliards de dollars.
Depuis, l'implant de Neuralink a notamment été testé chez un patient volontaire, atteint de tétraplégie : il a pu jouer à des jeux vidéo, naviguer en ligne et utiliser les réseaux sociaux.
Trois autres patients ont depuis reçu l’implant, sans présenter de rejet. Au cours de 2025, Neuralink prévoit d’étendre les essais cliniques à 25-30 patients.
Un deuxième implant, Blindsight, attend les approbations réglementaires pour commencer les essais. Il stimule le cortex visuel et pourrait redonner la vue à certains patients.
EN FILIGRANE : Proximité familiale. Le CEO de Neuralink, Jared Birchall, fait également partie du family office d’Elon Musk.
À SURVEILLER : Levées politiques. Après l’élection de Donald Trump, Elon Musk a profité de la vague d’enthousiasme pour orchestrer la levée de Space X sur une valorisation de 350 milliards de dollars, puis deux tours pour xAI, le dernier lui permettant d’absorber le réseau social X et faire disparaître les polémiques sur la gestion d’Elon Musk. Cela a permis à l’entourage de Musk de monter un commerce très lucratif, révèle aujourd’hui le Wall Street Journal. La petite Neuralink est la dernière à tenter d’en profiter, alors que la fenêtre est en train de se refermer.

Dans les lunettes, préfère l’IA plutôt que l’AR
Meta étend les capacités visuelles et vocales de ses lunettes Ray-Ban Meta, dont le lancement commercial européen commence aujourd’hui. Ces lunettes purement IA ont renoncé à toute fonctionnalité de réalité augmentée.
Les lunettes Ray-Ban de Meta
Une version multimodale de Meta AI, attendue la semaine prochaine, pourra répondre à des questions sur ce que voient les lunettes.
La mise à jour permettra l’envoi de messages via Instagram directement depuis les lunettes, qui prennent déjà en charge WhatsApp, Messenger et les appels téléphoniques.
Par ailleurs, les lunettes Ray-Ban Meta proposent désormais la traduction vocale en temps réel en anglais, français, italien et espagnol, même sans connexion.
EN FILIGRANE. : Lunettes de conversation. Aux États-Unis et au Canada, Meta déploiera bientôt la fonction Live AI, qui permet de converser naturellement avec les lunettes sans activation vocale répétée.
À SURVEILLER : Pied de nez au métavers. Dépourvues d’écran ou de retour sur les verres, les lunettes RayBan Meta ont réussi à limiter les problèmes de batterie qui handicapent leurs homologues à réalité augmentée (AR). Leurs nouvelles fonctionnalités d’IA devraient conforter un succès inattendu, avec quelque 2 millions d’exemplaires vendus depuis 2023 .
Google, OpenAI, Perplexity, Washington
Apprendre l’IA, mais pas à Harvard • Donald Trump vient de signer une batterie de décrets pour réformer l’enseignement supérieur et mettre au pas les meilleures universités des États-Unis. Dans le lot, un groupe de travail (task force) sur l’éducation à l’IA est créé à la Maison Blanche, pour coordonner des partenariats public-privé, soutenir la formation des enseignants à l’IA et élargir les programmes de certification en IA. En savoir plus…
Une API pour les images de ChatGPT • OpenAI a ouvert aux développeurs l’accès via API à son nouveau générateur d’images, basé sur le modèle multimodal gpt-image-1, intégré à ChatGPT depuis fin mars. Capable de produire des images réalistes dans divers styles, ce modèle permet de personnaliser le rendu, la qualité et la modération des contenus générés, tout en incluant un filigrane numérique C2PA pour signaler l’origine IA. Le tarif varie selon la qualité, de 2 à 19 centimes par image. Des entreprises comme Adobe, Canva, Wix ou Instacart expérimentent déjà son intégration dans leurs services. En savoir plus…
Les AI Doomers, alliés d’Elon Musk contre OpenAI • Un groupe de plus de 30 experts en intelligence artificielle, dont neuf anciens employés d’OpenAI, a publié une lettre ouverte pour s’opposer à la restructuration de l’entreprise qui viserait à lui faire perdre son statut de contrôle par une organisation à but non lucratif. Les signataires incluent Geoffrey Hinton, pionnier de l’apprentissage profond et prix Turing, Margaret Mitchell, responsable éthique chez Hugging Face, et Stuart Russell, professeur d’informatique à l’université de Berkeley, tous engagés sur les risques sociétaux de l’AGI. Elon Musk a notamment lancé un procès dans le même but, après avoir signé la première déclaration appelant à une "pause" face aux progrès trop rapides du secteur en 2023 (lire Qant du 29 mars 2023). En savoir plus…
Perplexity se joint à la curée contre Google • Lors du procès antitrust intenté par le département américain de la Justice contre Google, un dirigeant de Perplexity AI a affirmé que les contrats de Google avec Motorola empêchent l’entreprise d’installer son assistant IA par défaut sur les nouveaux appareils. L’application de Perplexity est bien préinstallée, mais non visible sur l’écran d’accueil, en raison des obligations contractuelles de Motorola envers Google. La start-up, qui cherche à étendre sa distribution, dénonce la domination de Google dans la recherche et l’IA sur Android, et affirme que ses négociations avec les fabricants n’ont été possibles que sous la pression du procès en cours. En savoir plus…
La lente genèse de la vidéo générative
Une multitude de modèles récents permettent de générer des vidéos à partir de simples descriptions textuelles : tous les géants de la tech, américains et chinois, prennent position face à une nuée de start-up. Alors que les capacités techniques, la qualité des rendus et les usages varient sensiblement d’un outil à l’autre, deux start-up seulement semblent à même de résister.
Les chiots de Sora, générés en décembre dernier
La promesse de créer automatiquement des vidéos à partir de textes (le « text-to-video ») s’incarne désormais dans plusieurs modèles d’IA lancés en 2024-2025. D’OpenAI à Google en passant par Adobe, sans oublier des start-ups spécialisées et des acteurs chinois, chacun développe sa solution de text-to-video. Ce marché émergent est encore en phase expérimentale – les outils actuels peinent par exemple à maintenir une cohérence visuelle de tous les instants dans les séquences générées – mais il attire déjà des investissements massifs. Dans la nuée de start-up, deux seulement peuvent aujourd’hui faire face aux géants. Les autres doivent lever d’urgence, ou se préparer à se vendre.
Sous le capot, se préparent de nouvelles avancées en IA générative. Le succès du nouveau modèle graphique de ChatGPT, GPT-4o Image Generation, préfigure sans doute des IA transformers génératives de vidéos. Pour l’heure, la nouvelle génération de modèles (de diffusion) tend à être entraînée directement sur de vastes bases de vidéos (plutôt que sur des images fixes seulement). Mais l’extension des transformers à l’IA visuelle pourrait avoir des conséquences profondes, jusque dans la robotique.

Le robot qui filait des gnons
Le roboticien chinois Unitree annonce un match de boxe inédit entre deux humanoïdes G1, qui sera diffusé en direct dans les semaines à venir.
Déjà connue pour avoir présenté ses robots dans des vidéos de danse synchronisée, et de saut en longueur, Hangzhou Yushu Technology Co. continue d’utiliser le sport pour repousser les limites de l’interaction humanoïde. Sous sa marque Unitree, le roboticien prévoit de retransmettre en direct ce qu’elle présente comme le tout premier combat de boxe entre robots humanoïdes. Baptisé Unitree Iron Fist King: Awakening!, l’événement mettra en scène deux robots G1, conçus par la société, dans un affrontement prévu dans le courant du mois de mai.
Une vidéo promotionnelle qui vient d’être publiée donne un aperçu des capacités de ces humanoïdes. On y voit le G1 s’exercer contre un adversaire humain, enchaîner des esquives maladroites, se relever après des chutes, et affronter un autre robot dans un second round. L’occasion de tester les limites de la machine dans un environnement contrôlé, mais dynamique.

EN EXCLUSIVITÉ POUR LES ABONNÉS :
• Le marché des modèles de génération vidéo se structure autour de tarifs variés, d’options de personnalisation et de contraintes de contenu de plus en plus précises.
• Unitree annonce un combat de boxe entre deux humanoïdes G1, une démonstration inédite de coordination motrice robotique.
La lente genèse de la vidéo générative
Une multitude de modèles récents permettent de générer des vidéos à partir de simples descriptions textuelles : tous les géants de la tech, américains et chinois, prennent position face à une nuée de start-up. Alors que les capacités techniques, la qualité des rendus et les usages varient sensiblement d’un outil à l’autre, deux start-up seulement semblent à même de résister.
De la souris de Gen-4, le dernier modèle de Runway…
La promesse de créer automatiquement des vidéos à partir de textes (le « text-to-video ») s’incarne désormais dans plusieurs modèles d’IA lancés en 2024-2025. D’OpenAI à Google en passant par Adobe, sans oublier des start-ups spécialisées et des acteurs chinois, chacun développe sa solution de text-to-video. Ce marché émergent est encore en phase expérimentale – les outils actuels peinent par exemple à maintenir une cohérence visuelle de tous les instants dans les séquences générées – mais il attire déjà des investissements massifs. Dans la nuée de start-up, deux seulement peuvent aujourd’hui faire face aux géants.
Des capacités techniques en progrès rapide
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